Ce chapitre est régi par les articles 72 à77
A- Les congés annuels payés :  I- Définitions : 9 Le congé payé est la période annuelle de repos consentie au salarié avec maintien de la rémunération. 9 Les congés fractionnés sont des congés répartis sur deux ou plusieurs périodes par accord mutuel entre employeur et salarié. 9 Les congés périodiques sont des congés consentis à la même période chaque année. 9 Le cumul des congés est le fait de grouper les congés jusqu’à concurrence de trois années consécutives. II- Conditions : 9 Pour avoir droit à un congé, le travailleur doit justifier d’au moins six mois de services continus et effectifs ; . 9 Le droit au congé est calculé sur la base d’un jour et demi-ouvrable par mois de service et deux jours de travail effectif par mois de service pour les salariés âgés de moins de 18 ans. 9 La durée du congé annuel payé est augmentée à raison d’un jour et demi de travail effectif par période entière, continue ou non de cinq années de service, sans toutefois que cette augmentation puisse porter la durée totale du congé à plus de trente jours de travail effectif. 9 Lorsque le contrat de travail est à durée déterminée, le salarié doit avoir bénéficié de la totalité de son congé annuel payé avant la date d’expiration dudit contrat. On entend par « jours de travail effectif » les jours autres que les jours de repos hebdomadaire, les jours de fêtes payés et les jours fériés chômés dans l’établissement. Pour la détermination de la durée du congé annuel payé, les dispositions suivantes doivent être observées : • Un mois de travail correspond à vingt – six jours de travail effectif ; • Chaque période de travail continue ou discontinue de 191 heures dans les activités non agricoles et de 208 heures dans les activités agricoles correspond à un mois de travail. 9 L’ordre de départ en congé ait être fixé par l’employeur après consultation des intéressés. Il est tenu compte de la durée de service dans l’établissement et de la situation de famille des bénéficiaires, en vue notamment d’éviter autant que possible d’interrompre les études de leurs enfants. 9 Pour qu’il y est cumul de congés il faut :   ƒ Un accord mutuel entre employeur et salarié, ƒ Que cela doit être justifié par les besoins du service (travailleur ne pouvant quitter son poste, manque de personnel…) 9 L’ordre de départ doit être communiqué à chaque agent ayant droit au moins 45 jours avant son départ et être affiché.
9 En cas de résiliation du contrat de travail, le salarié doit recevoir une indemnité compensatrice pour le congé ou la fraction de congé dont il n’a pas bénéficié (sauf en cas de faute grave) B- Les congés de maladie et congés exceptionnels : I- Les congés de maladie  Tout salarié qui ne peut se rendre à son travail pour cause de maladie ou d’accident, doit le justifier et en aviser l’employeur dans les quarante – huit heures suivantes, sauf cas de force majeure. Si l’absence se prolonge plus de quatre jours, le salarié doit faire connaître à l’employeur la durée probable de son absence et lui fournir, sauf en cas d’empêchement, un certificat médical justifiant son absence. L’employeur peut faire procéder à une contre – visite du salarié par un médecin de son choix et à ses frais pendant la durée de l’absence fixée par le certificat médical produit par le salarié. Lorsque l’absence pour maladie ou accident autre qu’une maladie professionnelle ou accident de travail, est supérieure à cent quatre – vingt jours consécutifs au cours d’une période de trois cent soixante-cinq jours ou lorsque le salarié est devenu inapte à continuer l’exercice de son travail, l’employeur peut le considérer comme démissionnaire de son emploi. Sauf disposition contraire du contrat de travail, d’une convention collective de travail ou du règlement intérieur, les absences pour maladie ou accident, autres qu’une maladie professionnelle ou accident de travail, ne sont pas rémunérées, quelle que soit la périodicité de la paie. A partir du 4ème jour d’arrêt du travail c’est la Caisse Nationale de Sécurité Sociale qui sert les indemnités journalières de maladie. Le salarié doit justifier sa maladie à la CNSS par imprimé rempli et cacheté par le médecin et l’employeur. II-  Congé à l’occasion d’une naissance au foyer du travailleur : Le chef de famille salarié à droit dans les 15 jours entourant la naissance d’un enfant à son foyer, sous réserve que cette naissance ait été déclarée aux services de l’état civil dans les délais légaux, à un congé de 3 jours. Ce congé est payé pour le travailleur : l’indemnité lui est avancée par son employeur sur présentation du certificat de naissance. L’employeur est remboursé par la CNSS sur le vu du certificat de naissance et du reçu de l’indemnité ; III- Les congés exceptionnels : L’employeur doit, sur demande du salarié lui accorder des autorisations d’absence pour événements familiaux : -  Mariage du salarié 4 jours  - Mariage d’un enfant 2 jours  - Décès de l’épouse, d’un enfant, d’un petit enfant, d’un ascendant du salarié                     3 jours - Décès d’un frère, d’une sœur du salarié, d’un frère ou d’une sœur du conjoint de celui-ci ou d’un ascendant du conjoint 2 jours - Circoncision 2jours               
- Opération chirurgicale du conjoint ou d’un enfant à charge 2 jours.                  ces journées ont payé pour le salarié rémunéré au mois